jeudi 8 décembre 2016

Perspective d'évolution



Je suis infirmière depuis 2012. J'ai travaillé dans une clinique de chirurgie, dans un hôpital et maintenant, je suis dans un établissement médico-social. Depuis l'IFSI, je me donne une perspective d'évolution. Je me donne la possibilité de devenir cadre de santé. Dans un hôpital, le cadre de santé manage les équipes (les plannings !!), a un rôle d'organisation et de formation (cade formateur), avec le médecin chef du service il mène un projet pour le service de soins. C'est un peu la chef des infirmière et aide soignantes. 
Dans mon établissement, le cadre a plusieurs missions : management, projet de l'unité, continuité du projet d'établissement, a aussi un rôle pour parfois assoir une autorité auprès des résidents, rencontre les futurs accueils possibles. 
Ce rôle au sein de mon établissement est très riche et m'intéresse beaucoup. Cela dit, je pense avoir encore le temps avant de me lancer. Mes enfants sont petits et pour devenir cadre, il faut passer un concours et partir un an à l'école. Je pense aussi que pour devenir un bon cadre il faut avoir pas mal d'expérience. Il faut avoir connu le terrain pour comprendre les équipes. 
Je pense que d'avoir une perspective d'évolution est essentiel pour ne pas se lasser dans son métier. 


samedi 3 décembre 2016

Survivre à un bébé atteint de RGO


Il y a trois ans, je devenais maman d'A. notre bébé numéro 1. Remettons-nous dans le contexte, j'avais 27 ans, le mari 34. Nous étions en couple depuis 5 ans. J'étais fraichement diplômée d'état. Tout était rose sur le papier. La grossesse s'est bien passé, l'accouchement génial aussi. 
Deuxième nuit de vie, A. pleure non stop de minuit à 6h, je tâtonne : pas assez mangé? Froid? Besoin d'être rassuré? 
A. est un bébé tendu, hyper éveillé, mais nerveux, toujours en mouvement. Il est très difficile à apaiser. Les premières semaines passent et les nuits/journées se ressemblent : énormément de pleurs inconsolables. Boire son biberon est difficile, il s'endort dessus, 1h-1h30 après avoir bu, il se réveille en hurlant. On lui redonne à boire au début pensant qu'il n'était pas rassasié mais c'est un cercle vicieux. On adopte la couverture miracle vers ses 1 mois et demi de vie, il a pu pour la première fois dormir 7h d'affilé sans hurlement. Cela nous a permis de souffler. Un peu. Le problème n'était pas réglé. Notre famille et amis constatent qu'on est au bout du rouleau. On nous dit qu'il a des coliques, que c'est normal un bébé ça pleure blablabla... Il recrache un peu mais pas tant que ça. 
A deux mois pour la visite et les vaccins, je tape un peu du poing sur la table du médecin traitant. Je suis épuisée, j'en peux plus. J'en peux plus de ce bébé qui pleure sans cesse, j'en peux plus de le voir en souffrance et surtout j'en peux plus de m'occuper de lui. Je reprends même le travail, grâce à une opportunité, plus tôt que la fin de mon congé mat'. 
Il passe une fibroscopie à deux mois et demi. Là, c'est la délivrance, on pose un diagnostique : A. a un reflux gastro-oephosagien interne sévère avec une oesophagite de grade 3 (sur 4), ulcérations de l'oesophage et du pharynx. Déjà un stade avancé du RGO. De plus, comme il recrache peu il ravale le lait déjà très acide et cela le brûle une nouvelle fois en redescendant. 
Il a eu un traitement anti acide (inhibiteur de la pompe à proton), son matelas surélevé et nous avons commencé la diversification à 5 mois pour solidifier son alimentation. J'ai rapidement supprimé le biberon du midi et de 16h, remplacé par un yaourt. 
Alléluia A. est devenu un petit garçon souriant, plus zen, mais toujours nerveux et en mouvement. Il a gardé le traitement jusqu'à ses 1 an. Aujourd'hui, il se plaint de temps en temps d'avoir mal au ventre, peut être qu'il souffre toujours de remontées, pas facile de savoir. 
Notre couple a tenu bon à tout cela mais fatigue, pleurs et culpabilité maternelle sont de véritables obstacles à la bonne entente du couple. Nous sommes solides. Nous sommes un couple très complémentaire mais pas fusionnel. Du coup, on a vécu cela chacun différemment mais ensemble, unis. 
Vous qui passez par là si votre bébé se réveille en hurlant 1h à 2h après avoir bu, ne finit pas bien ses biberons, rejète sa tête en arrière et vous n'arrivez pas à le calmer, il a peut-être un RGO. Je suis pas médecin mais il y a des signes qui ne trompent pas. 
C'est pas rigolo mais cela se soigne très bien. 

jeudi 1 décembre 2016

L'après diabète gesta



Rapellez-vous, il y a quelques mois j'étais en plein tourment avec mon diabète gestationnel. Lorsque j'ai accouché, j'ai arrêté toute surveillance et j'ai pu remanger comme avant. J'ai allaité quelques semaines donc au début, j'ai mangé normalement. J'avais pris au final 4 kilos à la fin de ma grossesse, j'étais affamée et je sentais un peu raplapla. Rentrée à la maison, je me suis pesée, j'avais perdu 3 kilos de plus par rapport au début de grossesse. Super !
Au fil des semaines du congé maternité, j'ai recommencé à manger comme ça avant mon diabète et j'ai repris les 3 kilos perdus. 
J'ai vraiment pas pu résister à quelques m&m's et aux gâteaux. J'étais tellement frustrée pendant la fin de grossesse. 
Depuis un mois, j'ai repris en main mon alimentation grâce à WW et surtout j'ai repris le sport. 
Pour le moment, je n'ai pas perdu de poids mais je me suis remusclée et ça je sais que ça aide pas sur la balance. Le muscle étant plus lourd que le gras. 
De mon diabète gesta, je garde quelques habitudes alimentaires :
- le matin une poignée d'amandes et de noisettes avec un café, ça cale bien et ça fait pas monter la glycémie donc pas de coup de pompe vers 11h
- moins de pain au quotidien
- presque plus de fromage sauf le week end et je privilégie le fromage de chèvre que j'adore
Par contre, je remange des fruits. Je mange une banane et un fruit de saison par jour. 
Idéalement, je voudrais perdre 10 kilos mais déjà si j'en perds 7 ça serait génial. 
Je vais faire ma prise de sang pour contrôler le diabète post accouchement la semaine prochaine. Mais j'ai déjà fais des contrôles avec mon appareil, tout est rentré à l'ordre. 
Ce diabète m'a quand même mis un coup de pied aux fesses. Je considère que si je change pas mes habitudes maintenant à 30 ans, à 60 ans je suis la candidate idéal pour l'AVC, l'hypertension, le cholestérol, l'infarctus et le diabète sans retour possible.
Allez on se motive !



lundi 28 novembre 2016

Wonderwoman, mon organisation.



Nous les femmes, notre quotidien est un défi. Concilier les casquettes de mère, épouse et femme active relève de la schizophrénie. 
Je suis maman de deux enfants (3 ans et 3 mois), je suis une compagne et épouse depuis presque une décennie et je suis femme active. Je suis infirmière depuis 4 ans. Avant il y avait l'école et avant l'école, j'ai fais une licence d'histoire et j'ai fais pas mal de petits boulots. Bref, j'ai l'impression d'être à fond depuis des années et d'autant plus depuis que les enfants sont là. 
J'ai des horaires "atypiques", je suis soit de matin 7h30-15h15, soit de soir 12h30-20h15. Et un week end sur 4 (vrai luxe dans ma profession). J'ai 30 min pour aller à mon travail. 
Selon ces horaires, une vraie organisation familiale est déployée. 
Cas n°1, je suis du matin : mon mari s'occupe des deux enfants, il emmène le grand à l'école puis la petite chez la nounou. Il a la chance de commencer le travail le matin vers 9h. Je récupère le grand à 16h30, comme généralement je fais un peu de rabe au boulot, j'arrive à la maison vers 16h. Et ensuite, la petite chez nounou à 17h. 
Cas n°2, je suis du soir : mon mari emmène le grand à l'école et moi j'emmène la petite chez la nounou en partant vers 11h30. Le soir mon mari récupère le grand à la garderie à 18h20 et la petite chez la nounou vers 18h30. Il gère la soirée avec bain/diner/biberon/coucher. Je rentre à 21h. Une fois par semaine environ je fais un soir/matin. Je rentre à 21h et repart à 7h, je vois pas les enfants sur 36h.

Pour m'en sortir avec ces horaires atypiques, j'essaie de m'organiser au mieux. Quand je suis de soir, je fais du repassage et du ménage le matin. Quand je suis du matin, je récupère mes courses au drive avant de récupérer les enfants. 
Je fais des machines à laver le linge la nuit et je les étends/mets dans le sèche linge à 6h30 quand je me lève pour aller au travail. 
Je remets jamais à demain sinon je vais être débordée et donc découragée. Je repasse le linge au fur et à mesure, je laisse jamais s'entasser sinon je ne le ferais jamais. Quand j'ai que 10 trucs à repasser, je sais que ça va aller vite du coup ça me motive. 
Ca demande une vraie discipline mais qui me correspond tout à fait.

J'essaie de ne jamais penser au boulot à la maison. Quand je passe le pont (de saint nazaire), je reconnecte avec la maison. Quand je suis au boulot, je ne pense pas à la maison non plus. 

Je me suis remise au sport récemment. Pour pouvoir faire du sport sans impacter sur l'organisation familiale, je fais du sport très tôt le matin. Je me lève à 6h pour aller courir. Du coup, pour pouvoir tenir le rythme, je me couche tôt. 

Vous pourriez croire que ma vie n'est pas très fun comme ça mais je pense que c'est la clé d'un bon équilibre. Une bonne organisation solide. 

Et vous comment ça roule à la maison? 

jeudi 24 novembre 2016

Alors la reprise?

J'ai fais deux jours de travail. Pour le moment, je patauge un peu. Trois nouveaux résidents, deux autres que je connaissais peu car admis quand je suis partie. Du coup, pas mal de changements sur ma maison de référence. Je cherche aussi un peu dans l'infirmerie car on avait eu juste avant que je parte des nouveaux meubles et du coup les filles ont rangés le matériel.
Certains résidents étaient contents de me voir, ça fait plaisir.
Toujours autant d'histoires rocambolesques. Ils ne se sont pas ennuyés !
Pas mal de paperasses à mettre à jour car je suis un peu (beaucoup) maniaque sur la tenue des dossiers.
Y a plus qu'à ! Au boulot.


lundi 21 novembre 2016

Reprise du travail demain


Demain je reprends le chemin du travail après presque 7 mois d'absence. J'ai l'impression d'avoir bien profité de ma poulette. Je suis partagée entre l'envie de reprendre car j'aime foncièrement mon travail et l'angoisse de me sentir dépassée dans l'organisation avec les deux loulous et la maison.
Déjà j'ai fais une concession, je reprends à 80%. Au début, je ne voulais pas pendre de temps partiel car j'avais peur que financièrement on ne s'en sorte pas. J'ai fais quelques calculs et ça devrait le faire. Pour le moment, j'ai pris que 6 mois de temps partiel. Je pourrais prolonger d'un an et demi. 
J'ai hâte de retrouver mes collègues, les équipes et les résidents. Je sais qu'il y a pas mal de changements et de nouvelles têtes. 
Dans mon métier, la confiance envers l'infirmière est primordial. Donc dans un premier temps, il va falloir que les résidents me fassent confiance et que j'apprenne leurs habitudes, tolérances et limites. Quand on travaille dans le milieu de la psychiatrie, on a une phase d'adaptation de nous envers eux mais aussi d'eux envers nous. C'est ça de travailler avec l'humain. C'est riche et tous les jours nouveau. 
Allez motivée ! 💪🏻💪🏻

jeudi 17 novembre 2016

Mon défi perso la corrida



Je me suis remise à courir depuis peu, je vous en parlais dans un article. Je me sens bien donc j'ai commencé à allonger les distances, aujourd'hui j'arrive à courir 10 km (bon en 1h12 min donc en mode tortue). Donc j'ai commencé à envisager de faire la course dans ma ville qui s'appelle la corrida du Pouliguen. Elle fait 9km. J'aimerais bien la terminer en moins d'1h05. Ca c'est autre chose. Mon mari l'a fait lui aussi mais lui pourrait la faire en 50 min mais il va me soutenir. On peut se déguiser pour cette course donc on cherche un déguisement qui ne me gène pas trop pour courir.
Allez motivés !!!

lundi 14 novembre 2016

Les joyeuses découvertes de Novembre, l'éléphant de Nantes et Nausicaä

Nous avons profité des fériés pour aller faire des sorties sympas en famille. 
Le 1er Novembre, nous sommes allés voir l'éléphant des machines de l'ile de Nantes. Nous habitons à  une petite heure de là et c'est une sortie qu'on apprécie de faire de temps en temps. 
Notre grand a été fasciné et un peu apeuré par cette grosse machine de l'éléphant. Comme il faisait beau, l'éléphant a joyeusement arrosé les enfants. C'était une superbe journée. 


Nous avons profité du week end prolongé du 11 Novembre pour aller dans le nord voir de la famille et des amis par la même occasion. Nous avons profité pour aller visiter l'aquarium de Nausicaä. C'est une sortie agréable à faire en famille mais malheureusement pour nous, il y avait beaucoup de monde ce week end. Les enfants (mon grand et les deux petites de nos amis, la puce dormait dans la poussette) ont en pris plein les yeux. C'est le principal. Par contre, le fléchage poussette est un vrai labyrinthe. Du coup, les gars ont portés la poussette de droite à gauche. 


Le grand a pu raconter tout ça l'école, il était très fier. On a collé des photos dans son cahier de vie scolaire comme ça, on aura de jolis souvenirs. 





lundi 7 novembre 2016

Emmailloter bébé


On est adepte de l'emmaillotage du bébé à la maison. J'ai emmailloté mon ainé jusqu'à ses 4 mois, avant son RGO sévère, cela nous a permis de l'apaiser pour la nuit rapidement. On l'a sevré doucement et sans soucis.
Depuis qu'elle a un mois environ, la petite dort dans sa chambre et elle est emmaillotée elle aussi.
Elle dort de 21h à 8h, sans un seul réveil. Elle est sereine.
On utilise la couverture miracle de Red Castle, elle est très simple d'utilisation.
Le bébé se sent rassuré avec cette couverture et elle inhibe le réflex de moro qui est un réflex archaïque où le bébé lève ses deux bras et se sent tomber dans le vide. Du coup, le bébé ne se réveille pas et retrouve une sensation proche de sa vie in utero.
En tout cas, pour nos deux loulous, cette couverture nous a convaincus et sauver nos nuits.


samedi 5 novembre 2016

Le running, mon défouloir



Je me suis mise à courir depuis mi Octobre, c'est assez récent. Après la rééducation du périnée effectuée, j'ai ressenti le besoin de me défouler. Mon ainé est totalement insupportable, je suis en conflit avec lui en permanence. Un soir exaspérée par un bain conflictuel, je suis partie courir, j'ai tenu 4 km. Je me suis sentie super bien après. J'ai recommencé deux jours plus tard et ainsi de suite.
Aujourd'hui je cours 6 km en 42 minutes, mon objectif est de courir 9km car il y a une course dans ma ville en Décembre. J'espère y arriver. Il faut vraiment que je me déleste de 10 kilos, ça serait génial. Du coup, j'ai repris WW.
Dans ma jeunesse, j'ai beaucoup couru. J'ai fait des championnats régionaux. J'étais une gazelle !!! Mais j'étais jeune, aujourd'hui deux enfants plus tard, mon corps n'est plus tout à fait le même.
Je suis motivée, j'espère tenir surtout après la reprise du travail et malgré quelques douleurs au genou et au dos.
Souhaitez moi bonne chance !!

lundi 31 octobre 2016

Mon bullet journal, retour d'expérience


Je vais vous parler de mon expérience Bullet journal. Je parlais ici de mes premiers pas. J'ai organisé une année de planning par deux semaines. J'y ai planifié les vacances scolaires, les cadeaux à faire et les rdv à prendre. 
Je l'ouvre tous les jours. Ca me permet de ne pas faire des listes ou des mémos (sauf la liste de courses). Je me sens moins envahie dans ma tête avec les choses à faire, à ne pas oublier. 
J'ai choisi un format pas très grand pour pouvoir le mettre dans mon sac à main. Quand je prends un rdv, en un coup d'oeil je sais si je peux ou pas, si les enfants sont gardés ou à l'école, si je travaille ou pas. 
J'y fais aussi des listes de livres à lire, de cadeaux à faire, je vais peut être aussi mettre les séances de sport que je fais.
En gros, je suis contente, je trouve cela pratique. Ca me correspond et je l'ai investi à ma manière. 

samedi 29 octobre 2016

Maman teste : veilleuse indicateur de réveil




Aujourd'hui je vous parle de mon nouvel achat pour mon ainé : la veilleuse indicateur de réveil de chez Natures & Découvertes
Le grand, qui est propre, se réveille tout seul le matin pour aller aux toilettes. Il se recouchait mais impossible pour lui de ne pas faire du bruit, vouloir se lever et aller petit déjeuner. J'ai cherché une solution pour lui indiquer pour lui le moment de se lever sachant qu'à trois ans et demi il ne sait pas lire (même si en réalité il reconnait les chiffres). 
J'ai trouvé chez Natures & Découvertes ce réveil avec indicateur de jour/nuit. C'est très simple d'utilisation. On règle l'heure du réveil matin et on peut aussi régler l'heure du réveil de la sieste. Quand l'enfant grandit, ça peut devenir un simple réveil avec veilleuse. La plaque du devant se change. Y a une fonction réveil avec alarme aussi. Il marche sur secteur ou piles. 
Depuis que nous avons investis, le grand se réveille pour aller faire pipi, se recouche et attend que l'écureuil passe en mode jour. Il m'appelle quand c'est le cas. 
On a réglé l'heure à 8h et on espère que pour le changement d'heure ça va marcher. Fingers crossed. 



jeudi 27 octobre 2016

Ce qu'un accouchement sans péri a changé en moi


Accoucher sans péridurale, c'est un sujet souvent traité mais, je voulais vous faire partager mon expérience. 
Pour mon ainé, je ne savais pas à quoi m'attendre avec l'accouchement (comme toutes primipares), on nous en parle beaucoup mais rien de vaut de le vivre ! J'ai eu un accouchement assez classique, pas mal de travail à la maison, j'ai commencé à contracter à 2h, on est allés à la maternité à 9h. Je prenais de l'homéopathie et j'avais bu des feuilles de framboisiers (je ferais un article sur ça). J'étais dilatée à 4 en arrivant. A 10h30, j'étais à 5, j'ai eu l'impression que ça allait durer des heures, j'avais mal, je gérais pas trop mal les contractions mais je savais pas combien de temps ça allait durer, est ce que la douleur allait amplifier. J'ai demandé la péri, le temps de l'avoir, de s'installer, à 12h j'étais à 10. J'avais encore mal. La péri a été posée trop tard. J'ai poussé 10 min, le petit est arrivé sans soucis. Magnifique bébé de 53 cm pour 3,500 kg. J'ai eu les jambes paralysées après l'expulsion et une poussée de tension au moment de la sortie avec une petite épisio. Mais le soir même, j'ai commencé à me lever, j'ai récupéré assez vite. J'ai eu par contre assez mal à l'endroit de la péridurale au  niveau lombaire. Mais je voulais rentrer chez moi au bout de deux jours.

Pour la petite, j'avais dis à la sage femme que je voulais tenter un accouchement sans péri au regard de ma précédente expérience, je me sentais capable de faire sans. J'ai pris mes feuilles de framboisiers et mon homéopathie. J'ai commencé à contracter vers 3h30, à 5h30 j'avais des contractions toutes les 7-8 minutes. On est partis à 7h15 de la maison. De 6h15 à 7h15, j'ai vraiment douillé, j'avais même envie de vomir tellement la douleur était forte. Dans la voiture, ça s'est encore accéléré, j'ai senti la poche des eaux se percer. Ca poussait en bas. Je soufflais, respirais, criais bref c'était l'apocalypse. A 7h40, nous sommes en bas de la maternité, j'en pouvais plus mais je savais que c'était sûrement la fin. On vient me chercher en fauteuil, l'auxiliaire court dans le couloir, je me lève, bascule dans le brancard, j'écarte les jambes. La petite est quasi là, on voit ses cheveux. Je me détends, elle sort toute seule. Je tremble comme une feuille tellement la douleur est forte. Mais elle est là, magnifique poulette de 3,080 kg pour 50 cm. Pas d'épisio ni déchirure.
Deux heures après, je me lève dans ma chambre. Je me sens bien, plutôt en forme. Le lendemain, j'ai eu quelques courbatures.

Cette expérience avec moi même a été comme un électrochoc, j'ai eu l'impression de renouer avec mon corps, d'aller au plus profond de moi mentalement pour gérer la douleur mais aussi physiquement avec cette douleur si intense et violente. Je m'en souviens encore tellement c'était fort. J'ai adoré vivre cela même si c'était dur et extrêmement douloureux.
J'ai l'impression de mieux me connaitre, de repousser encore plus les limites de ma tolérance à la douleur. Je sens plus vivante que jamais.
J'ai repris depuis peu le sport après ma rééducation du périnée, et je me sens bien, bon trop lourde encore mais je me sens moi.


lundi 24 octobre 2016

Mal de pierres



Hier, je suis allée voir le nouveau film de Nicole Garcia "Mal de pierres".
Synopsis : Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme «la chose principale». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

J'ai adoré ce film qui allie deux ambiances, une ensoleillée où Gabrielle vit son enfance et fantasme des choses, rencontre son mari et une montagneuse, grise où Gabrielle vit son amour avec André. Marion Cotillard est sublime et elle incarne très bien ce personnage très complexe. 
Mes yeux d'infirmière en santé mentale, y ont vu une forme d'hystérie chez Gabrielle avec somatisation, une façon de centrer les choses autour d'elle et de refuser parfois la réalité.  
Un très beau film.



vendredi 21 octobre 2016

Ce que la maternité a changé en moi



Avoir des enfants pour moi c'était une évidence, à 18 ans j'étais déjà prête mais j'avais pas le bon mec. Quand j'ai rencontré l'amoureux, c'était sûr qu'on aurait des enfants ensemble. On a attendu que je finisse ma formation. Ce qui nous a d'ailleurs laissé quelques années ensemble peinards lol.

Lorsqu'on devient maman pour la première fois, on ne sait pas vraiment ce qui va nous arriver mais tout le monde nous dit que ça va changer notre vie... Mais pas que, ça change aussi quelques trucs par ci par là et surtout, ça bouscule pas mal de nos principes...

Avant d'être maman :
- Je n'aurais jamais pensé être en retard à un rdv : "et merde bébé viens de me vomir dessus, faut que je le change et moi aussi en 30 secondes et il faut que je parte en rdv"... impossible...
- Je n'aurais jamais pensé sortir avec des cheveux pas tout à fait propres, à décliner aussi avec les habits...
- Je n'aurais jamais pensé me retrouver en pyjama à midi alors que je suis réveillée et debout depuis 7h
- Je n'aurais jamais pensé être aussi émotive : "oh un escargot mort, le pauvre..."
- Je n'aurais jamais pensé perdre mon self contrôle : "tu sais moi j'ai une autorité naturelle, je n'aurais jamais AUCUN soucis d'autorité avec mes enfants", MOUAHAHAHA
- Je n'aurais jamais pensé que mon intérieur puisse être sale, mal rangé, avec du linge à laver, les courses à faire alors que je serais en congé maternité et que j'ai "que ça à foutre" oupssss
- Je n'aurais jamais pensé que je pleurerais à la kermesse devant le spectacle du petit, derrière mes lunettes noires, et surtout devant le premier sourire de mon bébé
- Je n'aurais jamais pensé que de me séparer de mes bébés, même si ça fait du bien de temps en temps, me brise le coeur et me laisse une boule d'inquiétude au fond de moi
- Je n'aurais jamais pensé que j'aurais une poitrine de mémé et un ventre flasque comme de la gelée à 30 ans...
- Je n'aurais jamais pensé que je préfère largement rester chez moi avec les bébés qui dorment bien au chaud dans leur lit, que d'aller en soirée avec des amis
- Je n'aurais jamais pensé que je vais gaffe au nombre de verres que je bois pour pas avoir trop la tête dans le pâté pour m'occuper des bébés le matin
- Je n'aurais jamais pensé que je serais contente de voir que mon bébé a bien roté, fais caca ou fais pipi...

Je n'aurais jamais pensé tout ça, et je crois que je n'aurais pas voulu le savoir sinon je sais pas si j'en aurais voulu lol...
C'est que du bonheur comme ils disent.



lundi 17 octobre 2016

Ma jolie plage

J'ai l'immense chance et privilège d'habiter dans une jolie région et une jolie petite ville où bord de l'eau.
Nous avons au bout de notre rue une jolie petite crique sur la côte sauvage. Cette petite plage c'est notre plage, où l'hiver nous y sommes quasi seuls et où l'été nous n'avons plus un centimètre pour y mettre notre serviette.

Notre plage au fils des saisons :








vendredi 14 octobre 2016

Mon expérience prim'art studio ou comment abuser d'une mère fragile en une leçon



Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'une fâcheuse histoire qui m'est arrivé. J'en parle pour que d'autres mamans sachent de quoi il s'agit et soient, peut être, un peu plus éclairées que moi. 
A la maternité, comme beaucoup de parents et leurs jeunes progénitures, nous avons eu le passage d'un photographe dans la chambre. Nous n'avions pas eu ce "service" pour notre ainé. Mon mari étant présent lors de la séance photo, nous réalisons quelques clichés et le photographe, sympathique d'ailleurs, nous dit qu'il n'y a aucune obligation d'achat et que nous bénéficierons d'une photo gratuite. Ok. Ca c'était le premier round d'une stratégie commerciale hypra rodée. Mais ça, nous le savions pas...
Deuxième round, le commercial de prim'art studio m'appelle et me propose de passer chez moi pour présenter les produits et clichés. Je conviens d'un rendez-vous avec lui, un midi, mon mari ne sera pas là. A vrai dire, j'ai hâte de voir les clichés de la puce qui a 10 semaines maintenant. 
Le commercial arrive et déroule son spitch. Il s'intéresse à vous, la petite, vous avez d'autres enfants? Il te met en confiance. Il commence par tout me montrer, notamment la photo gratuite. Les produits sont déjà personnalisés au prénom de ma fille. Le livre photo est pas mal au prime abord. Les baby livres sont attirants aussi. Ensuite il me montre les créations personnalisées mais je n'accroche pas trop. 
Il commence à me parler prix et là, je vois que les formules proposées sont très chères 489 euros la plus élevée. Je commence à tiquer et là il me déroule sa stratégie, pour disposer du ficher des photos c'est 250 euros, alors que là pour 269 euros, vous avez le livre, les fichiers, le livre digital et une création.
Je me dis que finalement ça vaut le coup pour disposer des photos de la petite et pouvoir les refaire développer et offrir des cadeaux à Noël. 
Je commande, attention personne ne m'y a forcé je précise, en ayant l'impression d'avoir eu pour ce prix pas mal de choses. 
J'appelle mon mari à la suite du passage du commercial et là, il hallucine, il trouve ça hyper cher. Je commence à douter, c'est vrai 250 euros c'est beaucoup et moi qui suit très raisonnable niveau dépense, je ne me reconnais pas.
Je commence à chercher des avis sur internet et là, je tombe sur un commentaire qui m'ouvre les yeux : "l'album est composé de 30 photos mais en réalité c'est une répétition de 11 photos soit remise en noir et blanc ou sépia ect..."
J'ouvre l'album et je ne peux que constater la vérité. Mon album est une répétition de 11 mêmes clichés et en y regardant de plus près les photos sont pas terribles, je me trouve moche dessus et la petite fait des grimaces. En plus la photo gratuite est la plus moche, mal cadrée.
Et là c'est la panique dans ma tête, 270 euros pour des photos moches, un album mal réalisé, je regrette amèrement. Je réalise que je me suis faite un peu bernée. J'appelle mon mari qui recontacte le commercial, nous nous rétractons. 
Le commercial repassera prendre les produits et je ferais une rétraction par courrier. Pour le moment, l'affaire est toujours en cours. 
J'ai écris mon expérience ici pour juste prévenir les mamans qu'il est possible d'acheter de quelques photos (10 euros l'unité), de bien regarder les photos et si les produits leur conviennent vraiment.
Leur technique commerciale est bien rodée, on vous dit que les articles avec votre bébé seront jetés à la poubelle, et ça nos petits coeurs de maman n'aiment pas ça. 
On vous dit que c'est qu'une fois dans la vie, oui mais il est possible de faire de vraies belles photos de votre bébé et pas dans la chambre de la mater, en mode bouffie pour vous et fripé pour le bébé, avec la lumière des néons...
Voilà pour mon expérience si cela peut être utile à quelqu'un. 




mardi 11 octobre 2016

Quand maman retourne au travail


La reprise du travail approche. Aujourd'hui, je me suis rendue à mon travail pour organiser ma reprise. Je devrais reprendre autour du 21 Novembre. J'ai pu revoir quelques résidents et discuter avec eux. Notre premier contact, c'est une poignée de main. On se salue et on discute un peu. Ils sont contents de parler d'eux, de leur santé, de leurs bonnes et mauvaises résolutions. Ca m'a fait plaisir de les revoir. Mon travail là bas est très varié et riche c'est vraiment intéressant et très humain. 
J'ai hâte de retrouver mon infirmerie, les résidents, les collègues, le train-train du boulot. 
Je travaille en santé mentale, c'est pas facile mais on a tout de même beaucoup de retour et de gratitude. 

jeudi 6 octobre 2016

Les Fails chez la mère


Lorsqu'on devient mère, il faut accepter parfois de connaître, de subir ou de rencontrer quelques fails...
Un petit panel des fails plus ou moins subis par moi-même : 
- quand ton bébé a fait caca et que tu ouvres la couche et qu'il décide de terminer sa charmante crotte sur ton t-shirt ou le tapis au choix 
- quand tu essayes de faire le rot à ton bébé par dessus ton épaule et qu'il déverse le contenu du biberon dans ton cou
- quand tu sors ton bébé de son siège auto et que tu te rends compte que tu as oublié de déplier la poussette... alors il faut remettre le bébé dans le siège ! 
- quand tu prépares le biberon de ton bébé et que tu as mal visé la tétine ! Tu secoues et oupsss 
- quand tu dis à ton enfant d'arrêter de dire des gros mots et que tu termines ta phrase par "merde à la fin"
- quand tu berces ton enfant pendant plusieurs minutes pour essayer de l'endormir tu arrives enfin à le poser mais malencontreusement tu fais un bruit et il se réveille... GAME OVER ! Restart the game. 
- quand tu fais le singe en donnant à manger à ton enfant et qu'il rigole. Soit il s'étouffe soit il te remaquille
- quand tu te prépares à une sortie avec ton bébé : il a mangé, tu viens du changer sa couche, tu l'installes dans sa poussette et là tu entends qu'il pousse pour faire un gros gros gros caca
- quand ton enfant réclame d'aller aux toilettes "pour faire caca" super fort dans un lieu public avec plein de gens qui écoutent 
- quand ton enfant, installé dans sa poussette, tire sur un portant dans un magasin de fringues et que le portant tombe !
- quand ton enfant, malade, vomi l'intégralité de son biberon de lait sur toi, sur le sol et sur lui-même, juste avant de partir chez le médecin...

Et vous? Quels sont vos plus beaux fails?